Archives pour la catégorie Petites guellantes

L’école et l’enseignement de la science à la façon dictature

J’ai fait un bac S, avec tout les travaux pratiques de physique, de chimie et de bio que ça implique. Et dans toute cette étude de la science, l’étude de la méthode scientifique est passé à la trappe.

Pourtant tout était là.

Les travaux pratiques se constituaient d’expériences, avec un protocole précis, desquelles une conclusion était tirée à chaque fois. Et c’est bien un principe de la science que de s’appuyer sur des expériences reproductibles pour baser ces conclusions.

Mais rien à faire.

Les travaux pratiques commençaient très souvent par « Faites ce qui est inscrit sur la feuille et on en reparle dans une heure » ; ce que je traduirais personnellement par « Suivez bêtement les indications sur la feuille et dans une heure je vous dicterais les conclusions de votre expérience ».

Aucun prof ne nous a expliqué pourquoi on faisait des expériences, ni pourquoi l’on devait suivre ce protocole. Pourtant, c’était pas bien compliqué de dire : Aujourd’hui, on cherche à savoir comment si ou pourquoi ça, quelle expérience on pourrait faire pour répondre à cette question ? « . Mais comme ça impliquerait de permettre aux élèves de prendre des initiatives, surtout il ne faut pas faire ; l’expérience à faire en classe est déjà décidée bien avant le début du coup. Et les conclusions à en tirer aussi.

Je me rappelle du jour où la prof nous avait donnée 2 cartes du monde, une avec les zones les plus chaudes, une avec la présence de la drépanocytose (la maladie où les globules rouges trouvent que c’est trop nul d’être rond). La prof nous pose alors la question « qu’est-ce qu’on peut conclure à partir de ces deux cartes ? ». Personne dans la classe ne répond. Il y a bien comme un vague air de ressemblance entre les 2 cartes, mais je vois des pays en bordure de zone qui sont présents sur une carte et pas sur l’autre, et je trouve ça louche. Alors j’ose bien « c’est pas pareil », ce à quoi la prof réponds  » effectivement c’est pareil. On peut donc dire qu’il y a un lien entre les deux, en l’occurrence le moustique (dont j’ai oublié le nom) qui transmet telle maladie et ceux qui ont la drépanocytose n’attrape pas la maladie du moustique. » (C’est tout de mémoire, alors j’espère que j’ai bien rendu l’exemple de biologie).
C’était bien la peine de nous demander ce qu’on en pense si c’est pour ne pas en prendre compte. Notez au passage que la prof pose une question ouverte alors qu’elle attend une seule et unique réponse, une spécialité de l’éducation nationale.

Autre exemple (au collège pour le coup, si je me souviens bien), on devait extraire le cœur d’un escargot vivant pour voir qu’il bat encore extrait de l’organisme (RIP le gastéropode). On a extrait le cœur, il ne battait pas. « Madame, le cœur ne bouge pas. »
« Vous avez raté, allez voir vos voisins, ils ont réussi »
On se tourne vers la table voisine : « vous avez réussi, vous ? »
« Non, on l’a pas vu battre, et vous ? »
Nous voilà donc forcé de croire sur parole la prof alors que nous avions sous nos yeux le contraire de ce qu’elle disait et sans jamais qu’elle nous montre que ça pouvait fonctionner. Ça fallait bien la peine de faire une expérience.

Un dernier exemple, ce jour-là on faisait une chromatographie avec chacun un dosage différent (mais ça on ne pouvait pas le savoir parce qu’on a pas lui les fiches des autres). À la fin la prof collecte les différents résultats au tableau, puis le retour de la fameuse question « Alors, que peut-on en conclure ? ». J’aurai bien aimé savoir ce qu’on étudiait déjà. :/ (En fait, il fallait juste dire qu’une bonne chromatographie, c’est quand on a séparé toutes les tâches -ou phase ?- sur le bout de papier.)

La bonne réponse face au cliché : « C’est pas un vrai métier youtubeur ».

Je viens de voir une vidéo « Quand la télévision clash youtube » (lien) qui montre un extrait d’un live de Zerator, je suis allée cherche le (pré)live en question (j’vous met pas le lien parce que c’est une copie non officielle que j’ai vu :P – je suis trop radine pour voir l’officiel), le live parle d’une interview de Squeezie et Cyprien passé sur Canal + (c’était en Septembre 2015, je suis à la pointe de l’actu visiblement :P ) ; l’interview de Canal est bien dégueu et ça m’a fait réagir. Dans ces cas-là, on se dit tous « J’aurais répondu ça », même si on n’aurait probablement jamais eu la présence d’esprit de donner cette réponse du tac au tac.
Moi aussi, j’me suis dit qu’il aurait fallu répondre comme- « ci », et puis j’me suis dis que ma réponse, je l’ai jamais entendue nulle part ailleurs, alors ça vaut le coup d’en parler.


Être youtubeur, ou vidéaste, ça consiste entre autres à faire le malin devant une caméra, ça, c’est déjà un métier, comme comédie ou animateur télé ; mais ça consiste aussi à faire le cadreur, le monteur, le mixeur son, le directeur de communication, le comptable, etc. Youtubeur, c’est plus qu’un vrai métier, c’est une dizaine de métiers réunis.

Avec une réponse pareille, ça aurait été tellement simple de clashé la pauvre animatrice télé qui était en train de se servir de la gamine en plus, du style : « Je fais votre métier, mais j’en fait plus que vous ». Mesdames, Messieurs les youtubeurs, si un animateur télé (parce qu’un vrai journaliste à la télé, ça fait des années que ça n’existe plus) vous dit que ce que vous faites n’est pas un vrai métier, répondez-lui ce que je viens de vous dire, et clouez-lui le bec.
<3

Pourquoi j’ai arrété de pleurer

Je sais pas si vous avez remarqué, lorsque quelqu’un qui va « bien » voit quelqu’un qui pleure, il ne peut s’empêcher de venir le réconforter. Il va lui demander c’est quoi son problème, lui dire que c’est pas si grave, lui raconter une blague et lui dire de sourire.

J’ai été dans la situation de celle qui pleure, ça c’est toujours passé comme cela et je peux vous dire que c’est insupportable et hypocrite : la personne qui vient vous voir ne vous lâche pas la grappe avant que vous fassiez semblant d’aller mieux et que vous vous forciez à sourire alors qu’il ne vous a absolument pas aidé à régler votre problème.

En fait, si son élan naturel est d’aider, dès qu’il se rend compte qu’aider va lui demander un effort/qu’il peut rien faire, il recule et se contente alors de donner une aide de façade en harcelant l’autre, jusqu’à obtenir de lui un sourire forcé. Et il peut alors repartir la conscience tranquille, se convaincant d’avoir fait une bonne action. Alors même qu’il n’a absolument pas aidé la personne à régler son problème et a, en plus, exiger d’elle qu’elle fasse l’effort de sourire et de paraître aller mieux. (insérer insulte ici.)

Je crois qu’il n’y a que des gens qui font semblant d’aller bien pour interdire aux gens tristes d’avoir l’air triste/pleurer. Est-ce que quelqu’un qui va vraiment bien se sentirait déstabilisé par quelqu’un qui pleure au point de lui interdire de pleurer ? Va savoir …

Alors, s’il vous plaît les gens, prenez conscience qu’aider quelqu’un, il peut arriver que ça rime avec « laissez-le être triste ».
(en cas de doute, demander à la personne concernée. -_-)


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Un petit mot :

Je parle de tout plein de choses différentes sur mon blog, ne vous étonnez pas si je passe du coq à l'âne. ;-)

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