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Ma réponse au Point culture sur le véganisme

J’ai eu envie de répondre à la vidéo de Links, j’ai écrit un tel pavé, que je me suis dis que se serait dommage qu’il se perdent dans les commentaires, alors je le reposte ici, avec un lien vers la vidéo originale.

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https://www.youtube.com/watch?v=FRBuDziOlLo&

Bonjour Links.
Dans l’ensemble, c’était pas mal. Par contre j’ai vu passé 2 arguments pourris qu’il va falloir relayer au compost, parce que ça sentait la merde.
Bon forcément, je vais pas développé les points sur lesquels je suis d’accord ou que j’ai rien à dire. Alors, même si je vais répondre sèchement, faut pas oublier que j’ai plutôt apprécier. ^^

1. Bon tu t’en doute, le point sur les agriculteurs pose problème. Dire que les agri se suicident parce que la cause animale, c’est comme dire « la mer méditerranée est pleine d’eau parce que ce type à jeter un sceau d’eau dedans » ; oui, c’est " " " " " " En parti vrai " " " " " " mais ça joue tellement peu qu’on s’en fou en fait.
En plus, ça produit un contre sens gigantesque : ça fait croire que si on est vegan, on sauvent les agriculteurs. NON ! Enlever ce qui leurs reste de pains de la bouche des éleveurs en finissant de  les mettre sur la paille, ça risque pas de les aider.

2. À la fin de la vidéo ( à peu près au point 19 si j’me souviens bien) vous dites que faudrait supprimer une fois pour toute les espèces d’animaux domestiques, ce qui éviterait de les faire souffrir génération après génération. (bon, là j’allais faire une remarque, mais je voudrais pas répondre avec condescendance, même si ça aurait été un juste retour parce qu’il y avait des passage condescendant dans cette vidéo) Donc, pour supprimer la souffrance animal, vous supprimer les animaux ?!!!!!!!!!!!
C’est pas à Thanos qu’il fallait faire référence, c’est à l’IA dans le dessin animé green lantern plutôt récent qui est en 3D : dedans il y a une IA qui découvre les sentiments, quand elle découvre la souffrance (parce qu’elle s’est prit un râteau) elle décide de remonter le temps pour recréer l’univers en y enlevant la possibilité qu’il y ai la moindre forme de vie. pas de vie = pas de souffrance ?!
C’est pas seulement que la réponse est disproportionné, ni même que c’est irréalisable (encore que, j’y reviendrais après), C’EST SURTOUT QUE ça pose milles problèmes éthiques :
QUELLE VIE MÉRITE D’ÊTRE VÉCU ?
Est-ce qu’on va tuer quelqu’un (animal) qui pourrait être heureux parce que par moment il va souffrir ?
Est-ce qu’on va empêcher la vie de quelqu’un (animal) qui est heureux l’écrasante majorité de sa vie parce que ses con-génèrent souffrent énormément ailleurs ?
À partir de quelle balance bonheur/souffrance considère-t-on que la vie ne mérite plus d’être vécu ?
Si, comme j’ai cru le comprendre dans cette vidéo, le seul acceptable est de 100% bonheur 0% souffrance, est-ce qu’on doit aussi euthanasier tout les humains ?
Si aucun seul de souffrance ne vaut de vivre, doit-on laisser l’humain qui souffre se suicider ? (j’me demande si c’est possible de répondre à ça sans m’opposer une fausse réponse style  » je répondrais pas au sophisme de la pente glissante ». alors je précises : il me semble que les végan son anti-spécisme donc, on devrait traiter les animaux comme les humains : ça fonctionne dans les 2 sens.)

Si un chat viens me voir et me dit : « alors, on vous a observer, vous les humains, vous passer votre journée à faire des choses qui ne vous plaisent pas, quand vous rentrer à la maison le soir vous êtes épuisées à tel point que ça vous arrive d’envoyer chier les gens de votre famille,  vous êtes obligé d’aller dans l’eau, vous parler toujours fort comme un animal en souffrance, vous vous faites la guerre entre-vous, etc. bref, vous passez votre vie à souffrir, ça fais des générations que c’est comme ça. Alors on a décidé de tous vous tuer, comme ça vous ne souffrirez plus ». Ben moi perso, j’le prendrais mal. (et c’est pas l’épisode Smile de Docteur who qui va me contredire).
J’voudrais pas qu’on supprime mon espèce pour empêcher sa souffrance. donc je vais pas faire ça aux autres.

Oui, je sais que c’est important d’améliorer la condition animale, je les ai déjà vu les images choquantes sur la condition animale. Seulement la bonne solution, c’est pas de génocider en faisant ainsi exactement ce que vous reprocher aux non-végan, c’est plutôt de mettre en place les conditions pour que les animaux soit aux maximum heureux tout au long de leurs vie. Ça veux dire produire moins, ça veux pas dire ne plus produire de viande.
Il faut soit acheté la viande à prix d’or, soit subventionner l’agriculteur suffisamment  pour qu’il puisse faire de l’élevage extensif ET pouvoir se nourrir.
Subventionner les abattoirs pour mettre en place des normes de diminution de la souffrance drastique ET ne pas avoir à faire des cadence infernale pour être rentable.
Bloquer l’importation de produits ne satisfaisant pas les normes de bien-être animal (en bloquant le tafta, Trump en a fait plus que les végan là-dessus)
Et ce genre de choses.

Sauf que visiblement, lâcher de la tune pour la donner à des exploiteurs afin qu’il n’ai plus besoin de rogner le bien-être animal pour vivre, de ce que j’en ai vu, ça n’intéresse pas les végan. À la place de cela, vous avez trouvé comme solution quelque chose de totalement irréalisable (j’avais dit que j’y reviendrais) : supprimer les espèces domestiques.
C’est pratique les solutions irréalisables : on propose quelque chose donc on flatte notre égo en étant le sauveur ; on n’a pas à se bouger le cul pour faire quelque chose puis que c’est infaisable ; et pendant que les bonnes volontés se lancent dans cette tâche perdu d’avance, ces bonnes volontés se fatigues et le statut quo est préservé.
(Oui, j’ai vu la vidéo où tu dis te battre contre le statut-quo :3  Alors, vas-tu faire de la dissonance cognitive toi aussi ? *rire démoniaque* )

Constante macabre et impuissance acquise, une combinaison ravageuse

Vous n’avez probablement, jamais entendu parler de la constante macabre ou de l’impuissance acquise. Je suis d’ailleurs moi-même tombé sur ces notions au hasard de mes déambulations sur internet dans ma quête de savoir. Alors, voici quelques descriptions rapides.

La constante macabre

J’ai rencontré cette notion pour la première fois dans la conférence « Inculture 2″ de Franck Lepage (et si vous avez toujours pas vu Inculture 1 et 2, foncer, c’est sur youtube, c’est une mine de savoir passionnante. Maintenant, vous savez ce que vous faites ce soir ! ).
Cette notion explique que, peut importe le professeur, peut importe les élèves, lors de l’évaluation, il y aura toujours 1 tiers d’élèves qui auront une bonne note, 1 tiers avec une note moyenne, et 1 tiers de mauvaise note. Peut importe le niveau des élèves.
Et ceux, parce qu’un professeur qui mettrait des bonnes notes à tout le monde serait vu comme un mauvais professeur.
Et une fois qu’un professeur a mis un élève dans une catégorie, l’élève n’en bougera plus, ou très difficilement, sauf s’il change de professeur.
L’on se retrouve donc avec 1/3 des élèves qui se pensent excessivement mauvais, mais ne le sont pas forcément.

Et d’ailleurs, c’est quelque chose que j’ai bien vu et vécu. Par exemple en 1ère, en physique, j’étais dans le tiers du haut, une camarade de classe n’a pas pu s’asseoir à côté de son amie un jour de contrôle parce que la place était déjà prise. Elle est venue à côté de moi. Mais comme elle était dans le tiers moyen et que nous avions toutes les 2 réussis le contrôle, à la correction, la prof lui a mis une mauvaise note, car elle considère qu’elle a copié. Sauf qu’elle n’avait pas copié.
Bref, quand le prof pense que l’élève est mauvais, il n’a jamais assez bien fait ; et quand le prof pense qu’il est bon, il trouve lui-même des excuses à ses erreurs.

L’impuissance acquise

C’est une notion que j’ai découverte récemment et tout autant par hasard dans la conférence La France contre les zombies de Lucien Cerise (que j’ai partagé dans mon article précédent et que vous devez absolument voir aussi : maintenant, vous savez aussi quoi faire demain soir !).
En résumé, c’est quand l’on est confronté à une situation (plutôt négative) sur laquelle l’on n’a pas de prises malgré tous nos efforts. Et, si cette situation dure trop longtemps (ou est trop violente) l’on fini par se résigner et devenir apathique.
Et donc, celui qui est victime de l’impuissance acquise, ne fera rien pour améliorer son sort, quand bien même ce serait possible ou même facile (m’enfin, j’imagine que le nom de cet état était parlant et que vous aviez compris).

La combinaison infernale

Et je pense que vous avez compris où je voulais en venir. Quand, peut importe les efforts, il n’y a que des mauvaises notes à la clé, l’on cesse d’étudier, on se met dans le fond de la classe et on discute avec ses potes. « De toute façon je comprends rien, à quoi ça sert que j’écoute le court » (une phrase que j’ai entendue plusieurs fois quand j’étais au collège).
Une autre chose que j’ai souvent entendu : « les jeunes sont cons, ils sortent de l’école, ils savent pas ce qu’ils veulent faire, ils font rien. Ils se laissent porter, comme s’ils attendaient que le boulot leur tombent dans les bras ». On ne peut plus conforme à la définition de l’impuissance acquise.

Mon expérience perso

Et je tiens à vous faire part de mon expérience personnelle pour finir. Je crois bien que l’impuissance acquise est l’élément qui détermine le plus mes actions au quotidien et dans leur globalité. Je ne lance jamais une conversation, et si par malheurs je me retrouve dans une discussion je parle rarement et uniquement pour dire des choses dont je suis certaine qu’elles iront dans le sens de mes interlocuteurs. Quand je travail, je donne mon maximum et je m’attends à être réprimandé pour n’en avoir jamais fait assez. Je ne suis jamais fière de ce que j’ai fait, et si, je suis récompensée de mon travail (ce qui n’arrivent pas souvent), je suis surprise et ne comprend pas d’où ça vient. Je n’entreprends rien, et tous mes projets et ma vie sociales se fait virtuellement sur internet. D’ailleurs, à mon entrée dans la vie active, j’ai commencé par une bonne grosse dépression caractérisée par une apathie monumentale. J’ai estimé à ce moment-là et encore plusieurs années après, que ma place dans la société était de trimer dur dans un boulot pénible et mal payé, sans perspective d’amélioration sociale jusqu’à la fin de ma vie. Enfin, ça c’était à condition de trouver un travail, parce que je considérais aussi normal et j’attendais de me faire virer de manière humiliante de chaque entretient d’embauche que je passais.
Encore aujourd’hui, alors que je réfléchi à adhérer à un syndicat ou à un parti politique, à aller manifester, ou autre, je me retrouve paralysée, toujours avec cette sensation que bouger le petit doigt me vaudrait toutes les punitions de la terre.
Bon, ok, il n’y a sans doute pas que l’impuissance acquise qui me vaut cette situation, mais elle n’y est pas pour rien et n’est pas anodine là-dedans.

Durant ma scolarité classique, j’étais tiers du milieu. Toute ma primaire j’ai collectionné les 9/20, au collège, j’ai atteint le premier tiers dans 2 matières, et au lycée, j’ai réussi à me placer dans le premier tiers des 3 matières scientifiques bio-math-physique, pour le reste, je n’ai pas bougé du tiers du milieu. Et je peux vous dire qu’être dans le tiers du milieu ne permet pas d’échapper aux malaises de se sentir nul.
Vers mes 10-12 ans, je me levais, j’allais à l’école, je rentrais de l’école, une fois chez moi, je me donnais 1/2h de loisirs à base de dessins animés, puis je faisais mes devoirs, puis je me couchais, souvent plus tard que ce dont j’avais physiquement besoin. et la moitié de mes weekend était aussi consacrée au devoir et révision scolaire.
Pour quelle récompense ? 9/20; 11/20 quand j’avais de la chance. Et il y a des prof doués pour enfoncer le clou « vous avez pas révisé », « vous êtes nul ». Je pourrais même pas tout citer tellement la croyance comme quoi bonne note et révision est implantée partout (alors que c’est pas le cas, vous le verrez dans Inculture 2). Et moi, du haut de mes 12 ans, j’étais dans un état catastrophique, à plier les épaules pour me faire toutes petites, en train de me retenir de pleurer face aux remontrances (souvent collectives) des professeurs, et j’étais dévastée intérieurement de ne pas être capable, physiquement, de supporter plus d’heures de révisions.
À 10 ou 12 ans, qui aurait le recul nécessaire (et la légitimité) de remettre en cause de dogme comme quoi celui qui a une mauvaise note n’a pas étudié ?
Aurais-je compris que la charge de travail que je portais été insurmontable, quel professeur n’aurait pas cru directement à un mensonge si un enfant avec une mauvaise note lui expliquerait qu’il a étudié des heures sa leçon ?

Mes parents m’avaient aidé dans cette épreuve, le soir, après le repas, pour ma dernière session de révision pour aller plus vite et m’empêcher de me coucher trop tard, ils venaient m’aider à réviser. Eux non plus n’ont pas remis en question le dogme… Enfin, pour être exact, c’est arrivé quelques années plus tard, mais le mal été déjà fait. Une parole ne pèse pas lourd contre des années de répétitions du dogme. Je dois travailler du lever au coucher, sans relâche, car je suis mauvaise en tout. (notez l’emploi du verbe « devoir » qui a, dans cette injonction comme dans toutes mes pensées, une valeur sacrée, qui tel un commandement divin, ne peut être remis en question).

Impuissance acquise et harcèlement scolaire

Bon, mon impuissance acquise, je ne la dois pas qu’à la constante macabre ; le harcèlement scolaire, c’est pas mal aussi dans son genre.
J’habitais à 200m de l’école primaire, les gamins qui me harcelaient à l’école, ils habitaient dans la même rue que moi.
Je me prenais des réflexions et des insultes tous les jours à l’école. « L’école, c’est important, tu dois y aller » J’avais les mêmes quand je jouais dehors, avec vol de mes jouer en plus (le jeu de la souris notamment).
Va jouer dehors, avec eux, c’est important d’avoir des amis ! .
Je ne pouvais faire mes devoirs ou regarder les dessins animés car ils sonnaient à ma porte en continu. Mes parents rentraient tard, la pile de la sonnette était à 2m de haut, j’avais pas l’âge de monter sur un escabeau.
« Monsieur, il arrête pas de m’embêter », « Mais non, tout va bien, retourne jouer ».

L’impuissance acquise, c’est quand tu acceptes de ne plus te plaindre.

Tu dis que ça va parce que c’est la seule réponse que les gens veulent entendre.

Quand on te le demande de jouer avec ton agresseur dans la rue et à l’école, tu y vas.

Tu feins d’être heureuse parce qu’on te demande de l’être.(cf : mon article « Pourquoi j’ai arrêté de pleurer »).

Ça a toujours été comme ça.

Personne n’a envisagé d’alternative.

De toute façon qu’est-ce qu’on peut faire ?

Faut aller à l’école, faut aller à l’école !

Ça n’existe pas de faire autrement.

Je n’en ai jamais entendu parlé, on ne me parle que de l’école.

Et puis, si tout le monde fait comme si c’était normal, c’est que ça l’est,

Non ?

 

 

Précisions :
Bon, ok, je vous ai bien donné le seum. mais faut que je fasse quelques précisions.

Ça, c’était l’aspect dépressif du problème, mais l’impuissance acquise, c’est aussi des difficultés à réfléchir et à faire des liens logiques. (Ce qui reboucle avec les temps monstrueux dont j’avais besoin pour faire mes devoirs et réviser).

Et c’est aussi une baisse de motivations ; mais je pense qu’intuitivement, vous avez dû le ressentir dans mes propos car ça va de paire avec l’aspect dépressif. C’est l’élément qui ferme le cercle vicieux : on n’a plus la force d’imaginer s’en sortir.

La France contre les zombies

Si vous vous êtes déjà demandé :

Pourquoi les gens sont de plus en plus con ?
Pourquoi les gens ne font rien ?
Pourquoi l’apathie générale ?
Pourquoi la radicalisation ?
Pourquoi je comprends rien au monde actuel ?
Pourquoi les jeune sont plus agressifs qu’avant ?
Est-ce qu’il est possible de croire une chose et son contraire en même temps ?
C’était quand 1984 ?
ou Si les zombies court ?

Alors écoutez cette conférence !!

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Le chaos bactérien des rencontres extra-terrestres

Ça me fait tiquer les gens qui disent avoir rencontré des aliens (ou cadavre d’alien). Et ils leur ont serré la main aussi ? -_-

Sans rire, s’ils avaient été à proximité d’un être venu d’une autre planète, ils seraient soit morts, soit à l’hôpital avec une maladie incurable.
L’alien, venant d’une autre planète, il arriverait avec ses propres bactéries sur la peau et ses propres bactéries dans le système digestif. Et comme c’est un alien, ces bactéries aussi viendrait de sa propre planète. Celui qui rencontrerait un extra-terrestre serait donc en contact avec des bactéries aliens inconnu de son organisme (et inconnu de tous les organisme de la planète terre).
Ce serait un concours de chance incroyable si aucunes des bactéries véhiculées par l’alien, ne rentreraient en conflit avec l’humain et ses propres bactéries.

Je veux dire, quand l’Europe a colonisé le nouveau monde, entre humains, on a déjà réussi à se refourguer des maladies. Alors, celui qui aurait croisé des êtres d’une autre planète avec qui ont n’est jamais rentré en contact, il devrait être morts d’une trentaine de maladies inconnues à la fois.

C’est pour ça que je pense que si un vaisseau extra-terrestre se posait une nuit de brouillard, dans la zone 51, avec un camouflage parfait, on serait quand même au courant. À cause de la violente épidémie mondiale qui suivrait l’incorporation d’organisme inconnu sur terre.

L’école et l’enseignement de la science à la façon dictature

J’ai fait un bac S, avec tout les travaux pratiques de physique, de chimie et de bio que ça implique. Et dans toute cette étude de la science, l’étude de la méthode scientifique est passé à la trappe.

Pourtant tout était là.

Les travaux pratiques se constituaient d’expériences, avec un protocole précis, desquelles une conclusion était tirée à chaque fois. Et c’est bien un principe de la science que de s’appuyer sur des expériences reproductibles pour baser ces conclusions.

Mais rien à faire.

Les travaux pratiques commençaient très souvent par « Faites ce qui est inscrit sur la feuille et on en reparle dans une heure » ; ce que je traduirais personnellement par « Suivez bêtement les indications sur la feuille et dans une heure je vous dicterais les conclusions de votre expérience ».

Aucun prof ne nous a expliqué pourquoi on faisait des expériences, ni pourquoi l’on devait suivre ce protocole. Pourtant, c’était pas bien compliqué de dire : Aujourd’hui, on cherche à savoir comment si ou pourquoi ça, quelle expérience on pourrait faire pour répondre à cette question ? « . Mais comme ça impliquerait de permettre aux élèves de prendre des initiatives, surtout il ne faut pas faire ; l’expérience à faire en classe est déjà décidée bien avant le début du coup. Et les conclusions à en tirer aussi.

Je me rappelle du jour où la prof nous avait donnée 2 cartes du monde, une avec les zones les plus chaudes, une avec la présence de la drépanocytose (la maladie où les globules rouges trouvent que c’est trop nul d’être rond). La prof nous pose alors la question « qu’est-ce qu’on peut conclure à partir de ces deux cartes ? ». Personne dans la classe ne répond. Il y a bien comme un vague air de ressemblance entre les 2 cartes, mais je vois des pays en bordure de zone qui sont présents sur une carte et pas sur l’autre, et je trouve ça louche. Alors j’ose bien « c’est pas pareil », ce à quoi la prof réponds  » effectivement c’est pareil. On peut donc dire qu’il y a un lien entre les deux, en l’occurrence le moustique (dont j’ai oublié le nom) qui transmet telle maladie et ceux qui ont la drépanocytose n’attrape pas la maladie du moustique. » (C’est tout de mémoire, alors j’espère que j’ai bien rendu l’exemple de biologie).
C’était bien la peine de nous demander ce qu’on en pense si c’est pour ne pas en prendre compte. Notez au passage que la prof pose une question ouverte alors qu’elle attend une seule et unique réponse, une spécialité de l’éducation nationale.

Autre exemple (au collège pour le coup, si je me souviens bien), on devait extraire le cœur d’un escargot vivant pour voir qu’il bat encore extrait de l’organisme (RIP le gastéropode). On a extrait le cœur, il ne battait pas. « Madame, le cœur ne bouge pas. »
« Vous avez raté, allez voir vos voisins, ils ont réussi »
On se tourne vers la table voisine : « vous avez réussi, vous ? »
« Non, on l’a pas vu battre, et vous ? »
Nous voilà donc forcé de croire sur parole la prof alors que nous avions sous nos yeux le contraire de ce qu’elle disait et sans jamais qu’elle nous montre que ça pouvait fonctionner. Ça fallait bien la peine de faire une expérience.

Un dernier exemple, ce jour-là on faisait une chromatographie avec chacun un dosage différent (mais ça on ne pouvait pas le savoir parce qu’on a pas lui les fiches des autres). À la fin la prof collecte les différents résultats au tableau, puis le retour de la fameuse question « Alors, que peut-on en conclure ? ». J’aurai bien aimé savoir ce qu’on étudiait déjà. :/ (En fait, il fallait juste dire qu’une bonne chromatographie, c’est quand on a séparé toutes les tâches -ou phase ?- sur le bout de papier.)

La bonne réponse face au cliché : « C’est pas un vrai métier youtubeur ».

Je viens de voir une vidéo « Quand la télévision clash youtube » (lien) qui montre un extrait d’un live de Zerator, je suis allée cherche le (pré)live en question (j’vous met pas le lien parce que c’est une copie non officielle que j’ai vu :P – je suis trop radine pour voir l’officiel), le live parle d’une interview de Squeezie et Cyprien passé sur Canal + (c’était en Septembre 2015, je suis à la pointe de l’actu visiblement :P ) ; l’interview de Canal est bien dégueu et ça m’a fait réagir. Dans ces cas-là, on se dit tous « J’aurais répondu ça », même si on n’aurait probablement jamais eu la présence d’esprit de donner cette réponse du tac au tac.
Moi aussi, j’me suis dit qu’il aurait fallu répondre comme- « ci », et puis j’me suis dis que ma réponse, je l’ai jamais entendue nulle part ailleurs, alors ça vaut le coup d’en parler.


Être youtubeur, ou vidéaste, ça consiste entre autres à faire le malin devant une caméra, ça, c’est déjà un métier, comme comédie ou animateur télé ; mais ça consiste aussi à faire le cadreur, le monteur, le mixeur son, le directeur de communication, le comptable, etc. Youtubeur, c’est plus qu’un vrai métier, c’est une dizaine de métiers réunis.

Avec une réponse pareille, ça aurait été tellement simple de clashé la pauvre animatrice télé qui était en train de se servir de la gamine en plus, du style : « Je fais votre métier, mais j’en fait plus que vous ». Mesdames, Messieurs les youtubeurs, si un animateur télé (parce qu’un vrai journaliste à la télé, ça fait des années que ça n’existe plus) vous dit que ce que vous faites n’est pas un vrai métier, répondez-lui ce que je viens de vous dire, et clouez-lui le bec.
<3

Qu’est-ce que l’enfer ?

Évidemment il n’est pas possible d’y aller et de revenir ensuite le décrire, donc tout reste supposition et vue de l’esprit. De la mène manière, il est impossible que les activités terriennes décident de ce qui se passent au-delà.
Aussi ça me fait toujours bizarre d’entendre des gens prétendre préféré aller en enfer s’amuser avec tel ou tel salaud que de s’ennuyer dans les nuages.
Se baser sur une imagerie forcément fausse pour décider de faire du bien ou du mal reste troublant ; bien que je pense que le bien et le mal ne définissent pas l’au-delà.
C’est aussi que j’ai développé ma propre version de ce qu’est l’enfer et qui rend cette expression étrangement absurde. Et c’est cette version que je voudrais détailler ici. Il faut quand même que je précise que j’appelle 2 choses distinctes « enfer », celui « sur terre » et celui « au-delà ». Je vous expliquerais p’être le premier une prochaine fois.
L’enfer après la mort, je le vois comme le néant. Laissez tomber l’image de Dante (que j’ai toujours pas lu d’ailleurs), de mon point de vue, si une âme décide de ne pas aller au paradis, elle se détruit dans le néant. Et donc, « aller en enfer » reviendrait à un suicide de l’âme.
Et donc, vouloir aller en enfer retrouver quelqu’un n’aurait aucun sens, puisqu’il n’y aurait PERSONNE à retrouver NULLE PART. Certes, c’est contre-intuitif de dire que tel ou tel est en enfer quand cela signifie qu’il a disparu âme et esprit, mais c’est bien le sens que je donne à cette expression.

Bon, dit comme ça, ça peut faire peur à certains. Il faudrait que j’explique quant même, même si je pense que je le développerais plus une autre fois, que je pense que personne ne décide qui va en enfer ou pas, si ce n’est l’âme elle-même. (Et que donc, non, les morts que vous aimiez n’ont pas disparu dans le néant)

N’avez-vous jamais pensé que juger et aimer sont deux choses contradictoires ?
Aimer, c’est chercher à comprendre l’autre, compatir (littéralement : ressentir AVEC lui), et, le cas échéant, l’aider, le conseiller.
Juger, c’est se couper de l’autre, le rabaisser par rapport à soi, puis le puni/récompenser (comme on mène un âne : à la carotte et au bâton) donc contrôler, enfermer (ne serait-ce que dans un schéma mental).
L’amour élève et agrandi, le jugement rabaisse et réduit.
Aussi, si Dieu, où quoi que ce soit, l’univers, serait à la fois amour et juge final, il y aurait là comme une sacré (c’est le cas de le dire) dichotomie.

Or, l’amour est un principe fondamental de l’univers. Je l’expérimente au quotidien, il est donc impensable à mon sens qu’un jugement ai lieu de la part de qui ou quoi que ce soit. Il ne peut y avoir que le bilan que nous tirons nous-mêmes de notre propre vie.
Aussi, il me semble impensable que qui que ce soit aille en enfer sans que ce soit de son propre fait.

« L’économie de porte mal, MAIS le secteur du luxe se porte bien » !!!?

Ça me sidère tout le temps lors que j’entends à la radio une phrase du genre « les français achètent moins/l’économie vend moins/ l’économie se porte mal, MAIS le secteur du luxe se porte bien ». C’est une phrase récurrente des médias qui me fait toujours hérisser les cheveux sur la tête.

Vous l’avez peut-être compris : ce qui me gène dans cette phrase, c’est le petit mot qu’est « mais », car il n’y a AUCUNE contradiction entre des 2 faits. Ils sont tout les 2 la conséquences d’une même cause :

L’argent est de plus mal réparti en France, les gens sont donc de plus en plus pauvres, sauf une minorité de plus en plus riches (car l’argent qui n’est pas dans une poche est dans une autre). La grande majorité des gens se serrent donc à ceinture/ont moins d’argent à dépenser et, du même temps/du même pas, il y a des riches qui deviennent très riches et accèdent au train de vie leur permettant d’acheter des produits de luxe.

Au final, ne devrait-on pas plutôt dire : « c’est la crise en France, DONC le secteur du luxe se port bien ».

la somme des intérêts particuliers

Il y a ce mythe moderne du capital qui prétend que la somme des intérêts particuliers serait égale à l’intérêt général. Un mythe très dangereux, qui prétend qu’en libéralisant, en supprimant l’intervention de l’État, les « marchés » se stabiliserait eux-mêmes autour du bien commun, et qui donne une justification pseudo morale aux privatisations des services publics ou au démantèlement du code du travail.

C’est n’importe quoi.

Voici un exemple : l’intérêt particulier de chacun, c’est d’être plus riche que les autres. Or, l’argent n’est pas infini : s’il est dans une poche, il n’est pas dans une autre. Pour être riche, il faut donc qu’il y ait des pauvres, et plus une personne est riche, plus il y a de pauvres. (Pour que ce soit clair : avoir suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins, ne crée pas de pauvre, le problème se pose à partir du moment où une personne possède suffisamment d’argent pour pouvoir vivre du placement de son argent et n’a donc plus besoin de travailler – au passage, elle vit donc, du travail des autres).
Donc, de la somme des intérêts particuliers, il résulte une situation avec quelques très riches et beaucoup de pauvres. Parce qu’il est impossible que tout le monde soit très riches (la richesse étant d’avoir plus que les autres). Or, l’intérêt général, c’est que tout le monde ai de quoi vivre décemment. S’il n’y a pas de pauvre, il n’y a donc plus de riche (ou des très riches, appelez-les comme vous voulez).

L’intérêt général est donc différent -et même parfois, comme dans cet exemple : incompatible- avec la somme des intérêts particuliers.

Pourquoi j’ai arrété de pleurer

Je sais pas si vous avez remarqué, lorsque quelqu’un qui va « bien » voit quelqu’un qui pleure, il ne peut s’empêcher de venir le réconforter. Il va lui demander c’est quoi son problème, lui dire que c’est pas si grave, lui raconter une blague et lui dire de sourire.

J’ai été dans la situation de celle qui pleure, ça c’est toujours passé comme cela et je peux vous dire que c’est insupportable et hypocrite : la personne qui vient vous voir ne vous lâche pas la grappe avant que vous fassiez semblant d’aller mieux et que vous vous forciez à sourire alors qu’il ne vous a absolument pas aidé à régler votre problème.

En fait, si son élan naturel est d’aider, dès qu’il se rend compte qu’aider va lui demander un effort/qu’il peut rien faire, il recule et se contente alors de donner une aide de façade en harcelant l’autre, jusqu’à obtenir de lui un sourire forcé. Et il peut alors repartir la conscience tranquille, se convaincant d’avoir fait une bonne action. Alors même qu’il n’a absolument pas aidé la personne à régler son problème et a, en plus, exiger d’elle qu’elle fasse l’effort de sourire et de paraître aller mieux. (insérer insulte ici.)

Je crois qu’il n’y a que des gens qui font semblant d’aller bien pour interdire aux gens tristes d’avoir l’air triste/pleurer. Est-ce que quelqu’un qui va vraiment bien se sentirait déstabilisé par quelqu’un qui pleure au point de lui interdire de pleurer ? Va savoir …

Alors, s’il vous plaît les gens, prenez conscience qu’aider quelqu’un, il peut arriver que ça rime avec « laissez-le être triste ».
(en cas de doute, demander à la personne concernée. -_-)

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Un petit mot :

Je parle de tout plein de choses différentes sur mon blog, ne vous étonnez pas si je passe du coq à l'âne. ;-)

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